Le règne de la Terreur #02 : Rendez-vous à Versailles
2 juin 1789, le Sergent Renault réuni sa brigade au mess des officiers afin d’examiner les éléments recueillis à l’imprimerie et d’organiser la suite de l’enquête.

Explorations, analyses et récits issus des profondeurs de l'horreur cosmique.
2 juin 1789, le Sergent Renault réuni sa brigade au mess des officiers afin d’examiner les éléments recueillis à l’imprimerie et d’organiser la suite de l’enquête.
Paris, 1794, une charrette bringuebalante avance lentement sur les pavés inégaux de la capitale, escortée par des soldats qui écartent la foule agitée. À l’arrière du véhicule, des hommes et des femmes s’entassent, abattus pour certains, stoïques pour d’autres. L’un d’eux, la tête haute, nous tourne le dos, dissimulant son visage à ceux qui l’observent.
Le royaume d’Égypte vacillait sous des ombres anciennes. Le pharaon Chasechemre Neferhotep Ier, conscient de l’étreinte invisible d’un pouvoir croissant, observait avec une inquiétude froide les manigances de Nophru-Ka, prêtre renégat de Xois, dont la voix enflammée et le regard pénétrant avaient déjà corrompu une partie du peuple. L’influence de Nophru-Ka ne se limitait pas aux hommes : elle s’étendait dans les profondeurs, dans les temples secrets où les fidèles, sous l’égide de Nyarlathotep, invoquaient les dholes, des créatures d’étoiles et de cauchemars, dont le hurlement annonçait la fin des temps.
Ce document maudit se présente sous la forme d’un papyrus ancien, enroulé et enfermé dans un étui orné de motifs égyptiens représentant des cobras enroulés. Le papyrus lui-même est teinté d’une étrange teinte noire et brune, rappelant la peau tachetée d’un léopard. Lorsqu’il est déroulé, une faible lueur verdâtre émane des inscriptions.
Le pharaon Méferhotep règne depuis neuf ans sur l’Égypte, à partir de la ville d’Ititaoui, située dans le centre du pays. Son autorité est contestée, notamment par un ancien gouverneur de la région du delta du Nil, qui s’est proclamé pharaon il y a trente ans après une révolte. Bien que ce petit royaume ait résisté aux tentatives de reconquête des ancêtres de Méferhotep, il est aujourd’hui dirigé par un usurpateur asiatique, Ahèteprê, jugé incompétent.
Les encagés pénètrent par effraction, franchissant portes et volets avec une précision mécanique. Leurs gestes sont précis et automatiques, comme dictés par une routine froide et implacable. Aucun mot n’est échangé, aucun regard inutile. À l’étage, dans une chambre, ils retrouvent le couple de propriétaires. Les deux sont ligotés, dans un état de semi-conscience, visiblement terrorisés. Les questions sont brèves. Entre deux hoquets de peur, les propriétaires avouent qu’une cave se trouve sous la maison, sans autre précision.
Dans l’après-midi, le Commandant Mata propose l’organisation d’une conférence de presse. La multiplication des découvertes, les rumeurs déjà perceptibles sur les réseaux locaux et le risque de fuite d’informations imposent de reprendre la main sur la communication. L’objectif est double : rassurer la population sans divulguer d’éléments sensibles, et éviter toute entrave supplémentaire à l’enquête.
Le jeudi 23 mai 2013, à 06h00, les deux voitures parties plus tôt de Bordeaux sont garées à l’entrée de la ferme de Jordis. Le lieu évoque immédiatement à Josse le hameau mentionné dans la lettre de suicide de Marc Lombardi. Deux groupes se forment : Brochard avec Huard, tandis que Tellier rejoint Josse et Messali. Chaque pas sur ce terrain isolé semble chargé d’ombre et de tension, et chaque découverte pourrait révéler un indice crucial dans une enquête qui devient de plus en plus complexe et menaçante.
Le mercredi 22 mai 2013, à 08h00, Huard reçoit les relevés téléphoniques de Sébastien Texier, en copie à Tellier. Le même jour, Sébastien Texier et Frédéric Gosselin se présentent au S.R.P.J. de Bordeaux. Après l’interrogatoire de Sébastien Texier, une plainte est déposée par son avocat contre Brochard, tandis que la juge Lopez formule une demande concernant l’avancement du dossier. Les tensions montent et chaque mouvement devient crucial dans cette enquête où les protagonistes semblent piégés dans un jeu de forces et de secrets.