Alors que les investigations avancent, Stanley se trouve plongé au cœur des interrogatoires, mettant à nu les vérités et les silences des témoins. Dans le cadre de ses recherches, il découvre l’identité de celui qui a orchestré l’enlèvement d’Alexander Wintrope : un certain Mr Ji Key, commanditaire dont la présence reste énigmatique mais dont les motivations se dessinent peu à peu.
Contexte
Alors que les investigations avancent, Stanley se trouve plongé au cœur des interrogatoires, mettant à nu les vérités et les silences des témoins. Dans le cadre de ses recherches, il découvre l’identité de celui qui a orchestré l’enlèvement d’Alexander Wintrope : un certain Mr Ji Key, commanditaire dont la présence reste énigmatique mais dont les motivations se dessinent peu à peu.
Pendant ce temps, Earl, Mei et Mila fouillent méthodiquement le domicile de Freddie McDowell, espérant y trouver des indices supplémentaires. Mais la maison, bien que pleine de détails banals et de relents de vie dissolue, ne révèle rien d’utile. La piste s’avère pour l’instant stérile, une impasse frustrante mais qui les incite à regarder ailleurs.
Plus prometteur est le déplacement de Stanley, accompagné de Mary, chez Everett Corwin. Ce dernier leur remet une vieille sacoche, dans laquelle se trouve un document révélateur sur le comportement du le shérif George Corwin en 1692. Le texte, poussiéreux et griffonné, montre un homme aux décisions ambiguës, oscillant entre autorité légale et choix secrets, un témoin silencieux des horreurs de Salem.
Couplée aux découvertes de Mary auprès de Mr Everson sur le navire Proud Mary, cette information permet de formuler une hypothèse inquiétante : une faction cachée, probablement liée aux employeurs d’Adam Ludley, cherche à localiser l’endroit où l’aïeul d’Alexander Wintrope, Cornelius, aurait dissimulé une mystérieuse stèle. Cette stèle semble être le point de convergence de plusieurs tragédies : le naufrage sanglant du Proud Janet en 1684 et les événements terrifiants des procès de sorcellerie de 1692, où Cornelius Wintrope fut accusé et interrogé par le shérif George Corwin.
Cette révélation, lourde de conséquences, offre aux investigateurs une avancée significative : ils comprennent enfin que ce qu’ils poursuivent depuis le début n’est pas seulement une affaire de disparitions ou de vols, mais la quête d’un secret ancien, enfoui sous la mémoire et le sang de Salem, capable de lier passé et présent de manière fatale.
Pourtant, malgré cette progression tangible et la satisfaction de pouvoir présenter ces conclusions à Alexander Wintrope, leur soulagement est de courte durée. L’annonce tombe, brutale et froide : Adam Ludley est décédé. La mort de ce personnage, clé dans l’intrigue, rappelle aux investigateurs que chaque indice trouvé dans cette ville maudite se paie toujours au prix du sang ou de la perte.
Salem continue de murmurer dans l’ombre, et les héros se rendent compte qu’ils ne font qu’effleurer la surface d’une histoire où les familles, les terres et les secrets anciens se mêlent dans un jeu de pouvoir et de vengeance qui traverse les siècles.
Personnages
| Nom | Description |
|---|---|
| Abigail Faulkner | Fille du révérend Francis Dane d’Andover, elle était l’épouse du lieutenant Francis Faulkner. Elle fut accusée par des jeunes filles de Salem de les tourmenter par des preuves spectrales. |
| Abigail Williams | Nièce du révérend Samuel Parris. Durant l’hiver 1691-1692, elle commença, avec sa cousine Betty Parris, à pratiquer des jeux de divination sous l’enseignement de l’esclave Tituba. |
| Adam Ludley | Un homme intelligent, efficace et pragmatique, connu dans les milieux interlopes pour des faits d’extorsion, d’escroquerie et de chantage. |
| Alexander Wintrope | Un écrivain d’une trentaine d’années aux cheveux bruns et au regard clair. Il est l’héritier d’une ancienne lignée salémite qui a fait fortune dans le commerce de la morue au XVIIIe siècle. |
| Alice Parker | Résidente de Salem Village, elle était l’épouse d’un pêcheur local nommé John Parker. Elle fut accusée de plusieurs actes de sorcellerie, notamment du meurtre de la mère de Mary Warren et de l’envoûtement de la sœur de cette dernière. |
| Betty Johnson | Couturière d’âge mûr qui tient une boutique à Danvers, la journaliste Elizabeth Morey oriente les investigateurs vers elle pour obtenir des détails sur les rumeurs historiques entourant la famille Wintrope. |
| Betty Parris | Âgée de 9 ans en 1692, elle était la fille du révérend Samuel Parris. Durant l’hiver glacial de 1691-1692, elle commença à se réunir régulièrement avec sa cousine, Abigail Williams, pour pratiquer des jeux de divination. Elles demandèrent à la servante de la maison, Tituba, de leur apprendre à lire l’avenir. |
| Chester Moseley | Domestique personnel d’Alexander Wintrope, il réside au dernier étage de la demeure victorienne de son employeur, située au 112 Federal Street. |
| Cornelius Wintrope | Ancêtre d’Alexander Wintrope, il a été pendu pour sorcellerie en septembre 1692 après avoir été interrogé officieusement par le shérif George Corwin. |
| Daniel Wintrope | Le père d’Alexander Wintrope, il est mort au front en 1918. |
| Dory Gardner | Fille de James Gardner décédée en juin 1914 lors du Grand incendie de Salem. |
| Elizabeth Morey | Journaliste spécialisée dans l’histoire des procès des sorcières de Salem de 1692. Elle apporte une précision historique majeure : l’ancêtre Cornelius Wintrope n’a jamais été interrogé officiellement durant les procès, mais a été soumis à la question de manière officieuse par le shérif George Corwin. |
| Elizabeth Proctor | Elizabeth et son mari, John Proctor, ont été parmi les premières personnes de Salem Village à être officiellement accusées de sorcellerie en mars 1692. Les premières accusations visaient Elizabeth, et c’est en tentant de la défendre et en exprimant son incrédulité face aux jeunes filles affligées que son mari fut lui aussi mis en cause. |
| Francis Dane d’Andover | Le révérend Francis Dane était le pasteur d’Andover, une charge qu’il occupait depuis plus de 40 ans lorsque les procès des sorcières de Salem éclatèrent en 1692. |
| Francis Faulkner | Le lieutenant Francis Faulkner était un notable d’Andover, issu de l’une des familles de colons les plus en vue de la région. |
| Freddie McDowell | Jeune racketteur de The Point, il entretient une liaison secrète avec Adam Ludley qui pourvoit à ses besoins financiers. |
| George Corwin | Shérif de Salem lors des célèbres procès des sorcières en 1692. Décrit par les sources comme un homme cruel, il est connu pour avoir interrogé de manière officieuse Cornelius Wintrope. |
| James Gardner | Marin de profession, il a travaillé longtemps comme contremaître pour la Harrison & James Salem Fishing Company à partir de 1895. Il est connu pour son alcoolisme sévère et sa fréquentation assidue des maisons de passe du Waterfront, notamment Chez Tante Ju. La réputation de sa brutalité s’étend aux prostituées polonaises du quartier, qu’il n’hésitait pas à battre. |
| Jeremiah Wintrope | Membre de l’ancienne lignée salémite des Wintrope, décédé par suicice en 1711. |
| John Bradstreet | Membre d’une famille éminente du Massachusetts qui fut accusé de sorcellerie lors des procès de 1692. |
| John Parker | Époux d’Alice Parker, sa femme fut condamnée pour des actes de diablerie, incluant le meurtre de la mère de Mary Warren, et fut finalement pendue le 22 septembre 1692. |
| John Proctor | Riche propriétaire terrien et tavernier de Salem Village dont l’exécution est l’un des épisodes les plus marquants des procès de 1692. |
| Mary Parker | Veuve d’Andover âgée de 55 ans lors des célèbres procès de 1692 qui fut également arrêtée pour sorcellerie durant cette période d’hystérie collective |
| Mary Warren | Ancienne servante de John Proctor, elle a témoigné contre lui le 21 avril 1692, affirmant qu’il l’avait violemment battue pour la forcer à signer le Livre du Diable. Elle a également fait partie des principales accusatrices d’Abigail Faulkner. Lors de l’interrogatoire de cette dernière, Mary Warren a été prise de convulsions spectaculaires, prétendant être tirée sous une table par des forces invisibles et ne pouvant être libérée que par le toucher de l’accusée. |
| Samuel Parris | Pasteur de Salem Village en 1689, dans un contexte de fortes tensions sociales et religieuses. Convaincu que les malheurs de la communauté avaient une origine impie, il encourageait les villageois en citant l’Exode : Tu ne laisseras point vivre la magicienne. |
| Sarah Good | Mendiante, décrite comme une femme louche qui avec Sarah Osborne et l’esclave Tituba, des trois premières femmes officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692. |
| Sarah Osborne | Une vieille femme alitée fait partie, avec Sarah Good et l’esclave Tituba, des trois premières femmes officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692. |
| Tituba | Figure centrale et tragique des procès de 1692, esclave barbadienne du révérend Samuel Parris à Salem Village. Durant l’hiver glacial de 1691-1692, elle a appris à la fille (Betty Parris) et à la nièce (Abigail Williams) du révérend à lire l’avenir à travers des jeux de divination. |

