Nos investigateurs, sentant que la menace plane toujours sur Alexander Wintrope, décident de confier sa protection à un ami de confiance d’Earl, tout en poursuivant leurs propres investigations. Salem, ville de secrets et de chuchotements, exige prudence et ruse.
Contexte
Guidés par Elizabeth Morey, Mei, Milo et Kaja se déplacent à Danvers, chez Betty Johnson, figure locale au savoir ancestral. Pendant ce temps, Mary s’enfonce dans les méandres de la demeure d’Adam Ludley et de son complice Freddie McDowell, tandis que Stanley suit la piste de George Corwin. Les investigateurs explorent ainsi les ramifications du passé et du présent, entre souvenirs anciens et manipulations contemporaines.
Chez Betty Johnson, les révélations tombent comme des pierres froides : des pratiques occultes en 1692 ont marqué la ville et ses familles influentes. La mention d’un Homme en noir surgit dans le récit, ainsi que celle d’une stèle mystérieuse, gardienne de secrets anciens. Chaque mot, chaque détail semble relier le présent à un passé où la magie et la terreur dictaient la loi.
Le shérif George Corwin, figure d’autorité, trouve un écho inquiétant dans la municipalité actuelle : un de ses descendants est toujours actif à Salem, suggérant que le pouvoir et la mémoire de 1692 se transmettent encore, invisibles mais palpables.
Parallèlement, Adam Ludley et Freddie McDowell sont appréhendés. Une descente de police permet enfin de libérer Alexander Wintrope, récemment enlevé par ceux qui cherchent à le contraindre. La gravité de la situation devient alors limpide pour les investigateurs : toutes ces manigances, ces enlèvements et ces vols ne sont qu’un moyen pour certains de s’emparer de possessions foncières appartenant aux familles impliquées dans les procès de 1692. Parmi elles, les Wintrope, dont les biens semblent être au centre des convoitises, tandis que les héritiers de George Corwin tentent d’extraire leur part en marge de l’histoire officielle.
Salem, une fois encore, montre sa véritable nature : un lieu où le passé ne meurt jamais, où les crimes anciens dictent encore le présent, et où les héritages de sang et de terre se payent en vie et en cendres.
Personnages
| Nom | Description |
|---|---|
| Abigail Faulkner | Fille du révérend Francis Dane d’Andover, elle était l’épouse du lieutenant Francis Faulkner. Elle fut accusée par des jeunes filles de Salem de les tourmenter par des preuves spectrales. |
| Abigail Williams | Nièce du révérend Samuel Parris. Durant l’hiver 1691-1692, elle commença, avec sa cousine Betty Parris, à pratiquer des jeux de divination sous l’enseignement de l’esclave Tituba. |
| Adam Ludley | Un homme intelligent, efficace et pragmatique, connu dans les milieux interlopes pour des faits d’extorsion, d’escroquerie et de chantage. |
| Alexander Wintrope | Un écrivain d’une trentaine d’années aux cheveux bruns et au regard clair. Il est l’héritier d’une ancienne lignée salémite qui a fait fortune dans le commerce de la morue au XVIIIe siècle. |
| Alice Parker | Résidente de Salem Village, elle était l’épouse d’un pêcheur local nommé John Parker. Elle fut accusée de plusieurs actes de sorcellerie, notamment du meurtre de la mère de Mary Warren et de l’envoûtement de la sœur de cette dernière. |
| Betty Johnson | Couturière d’âge mûr qui tient une boutique à Danvers, la journaliste Elizabeth Morey oriente les investigateurs vers elle pour obtenir des détails sur les rumeurs historiques entourant la famille Wintrope. |
| Betty Parris | Âgée de 9 ans en 1692, elle était la fille du révérend Samuel Parris. Durant l’hiver glacial de 1691-1692, elle commença à se réunir régulièrement avec sa cousine, Abigail Williams, pour pratiquer des jeux de divination. Elles demandèrent à la servante de la maison, Tituba, de leur apprendre à lire l’avenir. |
| Chester Moseley | Domestique personnel d’Alexander Wintrope, il réside au dernier étage de la demeure victorienne de son employeur, située au 112 Federal Street. |
| Cornelius Wintrope | Ancêtre d’Alexander Wintrope, il a été pendu pour sorcellerie en septembre 1692 après avoir été interrogé par le shérif George Corwin. |
| Daniel Wintrope | Le père d’Alexander Wintrope, il est mort au front en 1918. |
| Dory Gardner | Fille de James Gardner décédée en juin 1914 lors du Grand incendie de Salem. |
| Elizabeth Morey | Journaliste spécialisée dans l’histoire des procès des sorcières de Salem de 1692. Elle apporte une précision historique majeure : l’ancêtre Cornelius Wintrope n’a jamais été interrogé officiellement durant les procès, mais a été soumis à la question de manière officieuse par le shérif George Corwin. |
| Elizabeth Proctor | Elizabeth et son mari, John Proctor, ont été parmi les premières personnes de Salem Village à être officiellement accusées de sorcellerie en mars 1692. Les premières accusations visaient Elizabeth, et c’est en tentant de la défendre et en exprimant son incrédulité face aux jeunes filles affligées que son mari fut lui aussi mis en cause. |
| Francis Dane d’Andover | Le révérend Francis Dane était le pasteur d’Andover, une charge qu’il occupait depuis plus de 40 ans lorsque les procès des sorcières de Salem éclatèrent en 1692. |
| Francis Faulkner | Le lieutenant Francis Faulkner était un notable d’Andover, issu de l’une des familles de colons les plus en vue de la région. |
| Freddie McDowell | Jeune racketteur de The Point, il entretient une liaison secrète avec Adam Ludley qui pourvoit à ses besoins financiers. |
| George Corwin | Shérif de Salem lors des célèbres procès des sorcières en 1692. Décrit par les sources comme un homme cruel. |
| James Gardner | Marin de profession, il a travaillé longtemps comme contremaître pour la Harrison & James Salem Fishing Company à partir de 1895. Il est connu pour son alcoolisme sévère et sa fréquentation assidue des maisons de passe du Waterfront, notamment Chez Tante Ju. La réputation de sa brutalité s’étend aux prostituées polonaises du quartier, qu’il n’hésitait pas à battre. |
| Jeremiah Wintrope | Membre de l’ancienne lignée salémite des Wintrope, décédé par suicice en 1711. |
| John Bradstreet | Membre d’une famille éminente du Massachusetts qui fut accusé de sorcellerie lors des procès de 1692. |
| John Parker | Époux d’Alice Parker, sa femme fut condamnée pour des actes de diablerie, incluant le meurtre de la mère de Mary Warren, et fut finalement pendue le 22 septembre 1692. |
| John Proctor | Riche propriétaire terrien et tavernier de Salem Village dont l’exécution est l’un des épisodes les plus marquants des procès de 1692. |
| Mary Parker | Veuve d’Andover âgée de 55 ans lors des célèbres procès de 1692 qui fut également arrêtée pour sorcellerie durant cette période d’hystérie collective |
| Mary Warren | Ancienne servante de John Proctor, elle a témoigné contre lui le 21 avril 1692, affirmant qu’il l’avait violemment battue pour la forcer à signer le Livre du Diable. Elle a également fait partie des principales accusatrices d’Abigail Faulkner. Lors de l’interrogatoire de cette dernière, Mary Warren a été prise de convulsions spectaculaires, prétendant être tirée sous une table par des forces invisibles et ne pouvant être libérée que par le toucher de l’accusée. |
| Samuel Parris | Pasteur de Salem Village en 1689, dans un contexte de fortes tensions sociales et religieuses. Convaincu que les malheurs de la communauté avaient une origine impie, il encourageait les villageois en citant l’Exode : Tu ne laisseras point vivre la magicienne. |
| Sarah Good | Mendiante, décrite comme une femme louche qui avec Sarah Osborne et l’esclave Tituba, des trois premières femmes officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692. |
| Sarah Osborne | Une vieille femme alitée fait partie, avec Sarah Good et l’esclave Tituba, des trois premières femmes officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692. |
| Tituba | Figure centrale et tragique des procès de 1692, esclave barbadienne du révérend Samuel Parris à Salem Village. Durant l’hiver glacial de 1691-1692, elle a appris à la fille (Betty Parris) et à la nièce (Abigail Williams) du révérend à lire l’avenir à travers des jeux de divination. |
Danvers
Autrefois connue sous le nom de Salem Village, occupe une place centrale et sinistre dans l’histoire de la région, car elle est le berceau de la Folie de Salem de 1692.
La ville est principalement marquée par les lieux suivants :
- Danvers State Hospital for the Insane : Cet immense asile d’aliénés s’étend sur un domaine de deux cents hectares.
- Salem Village Parsonage : Ce site historique est le lieu où l’esclave Tituba fut jadis accusée de pratiquer une magie apprise aux Antilles.
- La boutique de Betty Johnson : Cette couturière d’âge mûr est une figure locale qui collectionne les anecdotes et les objets liés aux procès de sorcellerie. Bien que ses récits soient parfois fantaisistes, elle détient des fragments de documents authentiques.

